L'IA du juriste
Un assistant conversationnel exécuté intégralement sur le poste du juriste — les dossiers, les écritures et les projets de décision ne quittent pas la machine.
Pour qui
Le projet s'adresse aux juristes praticiens — avocats, magistrats, juristes d'entreprise, notaires — dont les contraintes professionnelles imposent que les données traitées ne quittent pas la machine, tout en exigeant des productions assises sur des corpus structurés.
Ce que l'outil promet, et ce qu'il ne promet pas
Exécuté intégralement sur la machine du juriste, l'outil garantit que les pièces sensibles — dossiers d'instance, projets de jugement, écritures non encore communiquées, correspondances couvertes par le secret professionnel — ne sortent jamais du poste de travail. Il rend l'assistance par intelligence artificielle compatible avec les obligations déontologiques et les contraintes de confidentialité propres aux professions du droit.
Il faut, en contrepartie, en accepter les limites. Les modèles qui s'exécutent en local sont, pour l'heure, sensiblement en deçà des modèles de pointe accessibles à distance — Claude au premier chef. La qualité des réponses dépend en outre de trois facteurs sur lesquels l'outil n'a pas prise : la puissance de la machine sur laquelle il tourne, la précision des questions et des consignes formulées, et la qualité des connaissances apportées à la machine. Un poste sous-dimensionné, une instruction imprécise ou un fonds documentaire indigent en compromettent immédiatement la pertinence.
Trois modules
Le coffre-fort
L'utilisateur dépose dans un espace sécurisé, sur sa propre machine, les documents qui constituent son matériau de travail : anciens dossiers, modèles, jurisprudence personnelle, documentation du cabinet. L'assistant raisonne à partir de ce fonds. La pertinence des réponses dépend directement de la richesse et de la qualité du matériau ainsi versé. Une assistance est prévue pour l'ingestion de corpus volumineux — grandes collections d'arrêts, codes entiers. Rien ne sort jamais de l'ordinateur.
Le MCP supervisé
L'assistant peut interroger des bases externes — Légifrance via OpenLegi, Themia, LegalDataHunter, ou n'importe quel autre connecteur compatible. Mais aucune information ne quitte l'ordinateur sans validation explicite. Avant tout envoi, l'utilisateur voit ce qui s'apprête à sortir : quelques mots-clés juridiques anodins, il valide ; une mention identifiante ou sensible, il refuse, et rien ne part.
Le sas de pseudonymisation
Pour confier une tâche complexe à un modèle de pointe — Claude, par exemple —, l'outil substitue aux données identifiantes du document (noms, dates, numéros) des pseudonymes neutres avant transmission. À la réception de la réponse du modèle externe, l'opération inverse rétablit les valeurs réelles. Le document original reste sur la machine ; seule sa version pseudonymisée est transmise. Depuis la version 2.0.0, la reconnaissance des données identifiantes repose sur un modèle spécialisé de nouvelle génération (GLiNER2-PII), doublé d'un filet déterministe propre aux identifiants français (NIR, RPPS, FINESS, SIRET, IBAN). La relecture humaine avant envoi demeure, elle, obligatoire.
Configuration requise
L'installation est modulaire : selon les modules retenus, le poste de travail doit satisfaire à des exigences distinctes. Le sas de pseudonymisation se contente d'une configuration bureautique ; le coffre-fort, qui exécute un modèle de langage en mémoire vive, suppose un matériel sensiblement plus dense.
| Modules retenus | Mémoire vive | Espace disque | Téléchargement |
|---|---|---|---|
| Sas seul | 8 Go | 10 Go | ≈ 2 Go |
| Sas et coffre-fort | 16 Go | 30 Go | ≈ 20 Go |
| Trois modules | 32 Go | 50 Go | 22 à 25 Go |
Systèmes pris en charge : Windows 10 et 11 en 64 bits, macOS 12 et versions ultérieures (architecture Apple Silicon recommandée). Deux logiciels libres complémentaires sont requis préalablement à l'installation : Docker Desktop et Ollama. Depuis la version 2.0.0, leur absence ou leur arrêt n'interrompt plus l'installation : l'installateur ouvre la page de téléchargement requise ou démarre lui-même l'application, puis reprend son cours sans perte des réponses déjà saisies.
Une annexe documentaire, distincte de l'installateur et destinée aux seuls postes dotés d'au moins 64 Go de mémoire unifiée, décrit une station d'inférence expérimentale reposant sur llama-server et llama-swap. Elle s'adresse à un lectorat averti et n'entre dans aucun des profils d'installation.
Téléchargements
Trois fichiers complémentaires sont mis à disposition. L'installation est expliquée de deux manières — au choix selon le niveau d'aisance technique de l'utilisateur — avant d'installer le logiciel proprement dit.
Guide d'installation pas à pas
Un document à lire qui décrit, étape par étape, la procédure d'installation et de configuration. Conçu pour être suivi à la main, sans détour technique.
Télécharger le guide d'installation
Guide d'installation interactif
Un fichier à importer dans Claude. Une fois chargé, Claude se mue en guide d'installation : il pose les questions adaptées au matériel disponible, répond aux blocages au fil de l'eau, et accompagne l'utilisateur pas à pas jusqu'à la mise en route effective.
Télécharger le guide interactif
Le prototype
L'archive contenant le logiciel et sa procédure d'installation automatisée. À la première exécution, l'utilisateur sélectionne les branches du droit qui l'intéressent ; les corpus correspondants sont alors téléchargés et indexés. Sous Windows, l'archive décompressée contient un lanceur INSTALLER.bat : un double-clic suffit désormais à démarrer l'installation, sans déblocage préalable des fichiers ni réglage de la politique d'exécution de PowerShell.
Télécharger le prototype (v2.0.0)
Version 2.0.0 (11 août 2026) — itération majeure des trois modules. Sas de pseudonymisation : nouveau moteur de reconnaissance d'entités GLiNER2-PII (rappel supérieur sur les documents juridiques et médicaux, fin des pseudonymes fragmentés), filet déterministe d'identifiants français, ancien moteur disponible en repli. MCP supervisé : proxy 0.4.7 — appariement vérifié entre chaque décision citée et son lien Légifrance, récupération des plans d'appels mal formés, borne anti-emballement, disjoncteur par serveur ; prompt système réécrit (V2.6.3 « court »), fidélité de citation vérifiée par contre-interrogation indépendante. Coffre-fort : chaîne d'ingestion consolidée (verrou inter-exécutions, reprise fine après interruption). Socle : versions épinglées (Open WebUI v0.9.6, images figées par digest), clé de chiffrement générée à l'installation. Licence et formats de données inchangés ; les corpus déjà téléchargés restent compatibles.
Historique des versions
Version 1.0.2 (25 mai 2026) — correctif d'encodage des scripts PowerShell : les fichiers .ps1 étaient distribués en UTF-8 sans BOM, ce qui amenait Windows PowerShell 5.1 à les lire en CP-1252 et à transformer les caractères accentués en séquences erronées, interrompant l'analyse syntaxique dès les premières lignes. Cinq scripts ré-encodés en UTF-8 avec BOM. Aucune image Docker n'est ré-empaquetée. Archive 1.0.2.